[ENTREVUE] À Montréal et Québec à l’été 2025: Katy Perry prête à renouer avec les Québécois... et la poutine
Le Journal de Montréal
La prochaine tournée mondiale de Katy Perry permettra à la vedette pop de renouer avec ses admirateurs de Montréal et Québec, à l’été 2025, et... de faire découvrir notre poutine à sa fille de 4 ans, Daisy Dove.
«Elle adore les frites. Elle va vraiment aimer la poutine», a confié Katy Perry lors d’une discussion récente via Zoom avec Le Journal.
La chanteuse de Teenage Dream a accordé de rares entrevues à la presse de Québec en marge de l’annonce, lundi matin, de sept concerts au Canada de la tournée Lifetimes, qui la mènera au Centre Bell et au Centre Vidéotron, le 30 juillet et le 1er août.
Ces dates s’ajoutent à un itinéraire qui prévoit déjà des séjours au Mexique, en Australie, en Amérique du Sud et en Angleterre. La portion américaine n’a pas encore été dévoilée.
Ce sera la première tournée depuis 2017 de l’artiste de 40 ans, qui a lancé l’album 143 cet automne. Le spectacle de la tournée Witness, qui était aussi passée par le Québec à l’époque, était un chef-d’œuvre visuel à la mise en scène à la fois flamboyante et spectaculaire.
Katy Perry peut-elle surpasser cette production?
«On ne peut pas toujours faire plus gros. Il faut plutôt aborder ça d’un autre angle. La tournée aura les mêmes textures que l’album, qui sont enracinées dans la science-fiction. On parle beaucoup actuellement des nouvelles technologies, de ce dont aura l’air le futur et de ce que ça signifie pour l’humanité. Il y aura de ça. Mais ce qu’il faut retenir, c’est que ce sera un dance party», promet-elle.
Parlant du développement de la technologie, craint-elle, comme artiste, l’intelligence artificielle? «Non, parce que contrairement à l’intelligence artificielle, les humains ont un cœur qui bat. C’est impossible de reproduire cela. Il y a quelque chose de réellement magique dans le souffle humain.»
Repartir en tournée donnera l’occasion à Katy Perry de constater que bien des sabliers ont été retournés depuis que l’album One of the Boys, lancé en 2008, l’avait propulsée parmi les grands noms de la musique pop grâce aux succès «I Kissed a Girl» et «Hot N Cold».
Après 19 mois à parcourir la planète pour chanter ses succès dans des stades remplis de Swifties hystériques, la plus grande vedette de notre époque, Taylor Swift, s’amène enfin au Canada – six concerts à guichets fermés à Toronto à partir de jeudi, puis trois à Vancouver en décembre – pour mettre un point final à la tournée la plus lucrative de l’histoire de la musique.
Installé à New York tout l’automne, l’humoriste Mathieu Dufour se demandait si la Grosse Pomme allait «virer à l’envers» le soir de l’élection américaine, au moment où Le Journal l’a contacté, mardi après-midi. «J’ai bien hâte de voir s’il va y avoir des répercussions», a dit celui qui en a profité pour annoncer un nouveau spectacle de Noël avec une chorale de 100 chanteurs.
Pour la journaliste et chroniqueuse d’origine haïtienne Anne-Lovely Etienne, le regretté Herby Moreau a représenté un monde des possibles en devenant l’une des premières figures de la communauté noire à avoir couvert – et à avoir fait partie – du star-system québécois. «Il m’a permis de me dire: moi aussi, je peux le faire», confie-t-elle.
Les Cowboys Fringants ont poursuivi sur leur lancée dimanche soir. Après avoir vu l’album et la comédie musicale Pub Royal rafler cinq Félix mercredi, lors des deux premiers galas, le groupe de Repentigny a ajouté trois statuettes à sa cagnotte au principal Gala de l’ADISQ, animé par Pierre-Yves Roy-Desmarais. Parions qu’il y a un Karl Tremblay qui était bien fier de ses comparses là-haut.
Ils sont au cœur de la chanson québécoise et créent des œuvres qui marquent des générations et des moments de vie à jamais; pourtant, en plus de vivre dans l’ombre, les paroliers québécois ne parviennent pas à gagner leur vie avec leur passion. «Personne ne peut vivre de sa plume en chanson au Québec en ce moment », estime la parolière Ève Déziel.
Finalistes dans sept catégories, dont quatre au gala dominical, Les Cowboys Fringants ont tous les éléments en main pour être les grands gagnants de l’ADISQ cette année. L’excellent album Pub Royal, tiré de la comédie musicale du même nom et auquel le chanteur Karl Tremblay a prêté sa voix avant son décès, a été acclamé de toutes parts à sa sortie au printemps. Si cela s’avérait le chant du cygne pour les Cowboys, ils auraient de quoi partir la tête très haute. Voici les coups de cœur et prédictions de nos journalistes pour ce 46e Gala de l’ADISQ.