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Le Québec est endetté, les conseillers budgétaires du communautaire sont à court de moyens
Le Journal de Montréal
Des spécialistes en finances personnelles sont débordés de venir en aide à des Québécois qui n’arrivent plus à payer l’épicerie et le loyer.
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«Des gens au salaire plus élevé que nos conseillers nous consultent, leur banque ne les reçoit plus», illustre Marie-Edith Trudel, de l’Association coopérative d’économie familiale la Rive-Sud (ACEF).
La spécialiste des problèmes d’endettement a pris la parole, mercredi dernier, entourée d’une brochette de grosses pointures du milieu communautaire et d’ailleurs.
L’Union des consommateurs tenait une journée de réflexion au sujet de la rareté des logements et du manque d’accès à une saine alimentation. Les invités étaient conviés dans une maison du campus McGill, à Montréal.
La question du salaire des employés du communautaire n’est pas anodine. La vétérane de plus de 40 ans de carrière est incapable de payer son monde convenablement, elle perd trop souvent de précieuses ressources.
«La rétention de nos travailleurs, c’est difficile. Notre savoir va rester dans nos cerveaux sans être transmis», s’inquiète celle qui connaît les droits des consommateurs par cœur et qui s’approche de la retraite.
La clientèle de Marie-Edith et de son équipe augmente pourtant. Les besoins sont criants et les employés, fatigués.
«C’est maintenant une demande sur cinq qui vient d’un travailleur à temps plein», a indiqué une responsable de Banques alimentaires du Québec (BAQ), Claudia Castonguay.