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Le chauffeur d’autobus de la tragédie de Laval non responsable criminellement?: la mère d’une des victimes cherche des réponses
Le Journal de Montréal
La mère de la petite Maéva, tuée lorsqu’un autobus conduit par Pierre Ny St-Amand a foncé dans une garderie de Laval en février 2023, déplore le fait qu’elle aura de la difficulté à obtenir des réponses à ses questions.
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Les rapports d’expertise de deux psychiatres sont venus à la conclusion que l’homme de 53 ans ne peut être tenu responsable de la mort de Jacob Gauthier, 4 ans, et de Maeva.
Le procès, qui devait se tenir devant jury en avril, aura finalement lieu devant un juge seul puisqu’un nouvel acte d’accusation de deux meurtres au deuxième degré et de voies de fait contre quatre autres petits a été déposé vendredi.
Si Pierre Ny St-Amand est bel et bien reconnu non responsable criminellement, il sera envoyé dans un institut psychiatrique plutôt que dans un pénitencier.
La mère de Maéva craint que l’absence d’un procès devant jury l’empêche d’obtenir les réponses aux questions qu’elle se pose depuis la tragédie.
«J’aimerais savoir, qu’est-ce qui peut avoir mené à la psychose? J’aimerais l’avoir décrite. Il y a différentes étapes, des hallucinations, du délire, j’aimerais que ce soit documenté pour mettre un baume, savoir que tout a été fait et qu’ils sont allés jusqu’au fond de l’histoire», dit-elle au micro de Benoit Dutrizac à QUB radio au 99,5 FM Montréal.
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Pour des centaines d’habitants et de commerçants du quartier Hochelaga-Maisonneuve, se retrouver dans le noir une à deux fois par mois est devenu une habitude. Depuis plus de 10 ans, de courtes pannes d’électricité récurrentes plombent leur quotidien tandis qu’Hydro-Québec se fait avare d’explications.«Depuis quelques années, entre voisins, on a pris l’habitude de nommer notre coin de quartier “le triangle d’Hydro” parce que quand on regarde la carte des pannes sur leur site, ça en a parfois la forme. C’est comme si on était dans le triangle des Bermudes pour Hydro en tout cas», explique Pascal Proulx, qui réside sur la rue Joliette depuis 11 ans.