
La LNH devrait-elle rendre obligatoire cette pièce d'équipement qui a sauvé la saison de Josh Anderson et qui aurait pu sauver celle de Kaiden Guhle?
Le Journal de Montréal
Le pantalon anti-coupure qu’a décidé de porter Josh Anderson, mardi soir, a probablement sauvé sa saison . Bien que fort sécuritaire, cette pièce d’équipement demeure mal-aimée autant dans la LNH que dans les rangs juniors.
Anderson a joué de chance, d’ailleurs, puisqu’il s’agissait du premier match qu’il disputait avec ce genre de pantalon dotée de couches de kevlar à des endroits précis, notamment au niveau des chevilles et du tendon d’Achilles, des mollets, du haut du genou et à l’intérieur des cuisses.
Kaiden Guhle aurait peut-être évité la coupure qui s'est infligée au quadriceps, s'il avait porté cette pièce d'équipement.
Des simples bas dotés d’une couche de kevlar protégeant les régions de la cheville et du mollet sont également utilisés.
Mais leur utilisation n’est pas nécessairement répandue. Selon le vice-président aux opérations hockey de la LNH, Rod Pasma, et cité par The Athletic, entre 55 et 60 joueurs portent ce genre d'équipement protecteur dans la LNH cette saison.
La raison : le confort. Ou, plutôt, l'inconfort.
Évidemment, les pantalons ou les bas anti-coupures sont plus épais que les sous-vêtements de hockey régulier, souvent en tissu léger et extensible.
Tout comme les protège-cous, ces bas et pantalons ne sont pas obligatoires dans la LNH. Pour ce faire, il faudrait que l’Association des joueurs accepte de changer sa politique voulant que l’équipement demeure un choix individuel à chaque joueur.
Et ce n’est pas gagné.