Les vraies Francos sont de retour!
Le Journal de Montréal
Enfin ! Cela faisait trois ans qu’on attendait le retour des vraies Francos au centre-ville de Montréal. Et on n’a aucunement été déçu. Rarement avions-nous vu le Quartier des spectacles aussi rempli pour ce festival qui avait visiblement manqué au public.
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Il était à peine 19 h que la rue Sainte-Catherine et les terrasses débordaient, hier soir. De nos souvenirs de l’époque pré-pandémique, le coup d’envoi des Francos n’avait jamais été si couru. On se croyait même davantage au Festival de Jazz tant il y avait des gens partout. Il n’y a pas à dire, deux étés sans festival, ça paraît !
Quand Koriass s’est amené sur la grande scène de la place des Festivals, deux heures plus tard, c’est une marée de spectateurs qui l’a accueilli. Tous les éléments étaient réunis pour passer une belle soirée : un vendredi soir, une belle météo et un rappeur très apprécié.
Arrivé sur scène avec ses lunettes fumées, Koriass faisait la première de son plus récent album Abri de fortune (pour fin du monde), sorti en avril dernier.
« Merci aux Francos de me donner la tâche d’ouvrir sur la grosse scène », a-t-il lancé. Pour cette soirée spéciale, Korey Hart, de son autre surnom, avait prévu un concert pour le moins généreux de 24 titres.
Accompagné notamment de cuivres et de choristes, le rappeur a livré une prestation endiablée, comme s’il avait toujours joué sur la grosse scène des Francos. Il faut dire qu’il s’agissait de son quatrième spectacle en carrière sur cette immense tribune. Impressionnant !
Installé à New York tout l’automne, l’humoriste Mathieu Dufour se demandait si la Grosse Pomme allait «virer à l’envers» le soir de l’élection américaine, au moment où Le Journal l’a contacté, mardi après-midi. «J’ai bien hâte de voir s’il va y avoir des répercussions», a dit celui qui en a profité pour annoncer un nouveau spectacle de Noël avec une chorale de 100 chanteurs.
Pour la journaliste et chroniqueuse d’origine haïtienne Anne-Lovely Etienne, le regretté Herby Moreau a représenté un monde des possibles en devenant l’une des premières figures de la communauté noire à avoir couvert – et à avoir fait partie – du star-system québécois. «Il m’a permis de me dire: moi aussi, je peux le faire», confie-t-elle.
Les Cowboys Fringants ont poursuivi sur leur lancée dimanche soir. Après avoir vu l’album et la comédie musicale Pub Royal rafler cinq Félix mercredi, lors des deux premiers galas, le groupe de Repentigny a ajouté trois statuettes à sa cagnotte au principal Gala de l’ADISQ, animé par Pierre-Yves Roy-Desmarais. Parions qu’il y a un Karl Tremblay qui était bien fier de ses comparses là-haut.
Ils sont au cœur de la chanson québécoise et créent des œuvres qui marquent des générations et des moments de vie à jamais; pourtant, en plus de vivre dans l’ombre, les paroliers québécois ne parviennent pas à gagner leur vie avec leur passion. «Personne ne peut vivre de sa plume en chanson au Québec en ce moment », estime la parolière Ève Déziel.
Finalistes dans sept catégories, dont quatre au gala dominical, Les Cowboys Fringants ont tous les éléments en main pour être les grands gagnants de l’ADISQ cette année. L’excellent album Pub Royal, tiré de la comédie musicale du même nom et auquel le chanteur Karl Tremblay a prêté sa voix avant son décès, a été acclamé de toutes parts à sa sortie au printemps. Si cela s’avérait le chant du cygne pour les Cowboys, ils auraient de quoi partir la tête très haute. Voici les coups de cœur et prédictions de nos journalistes pour ce 46e Gala de l’ADISQ.
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Après avoir fait languir ses amateurs montréalais pendant 16 longues années, Bruce Springsteen a rappelé à tout le monde qui était le patron au Centre Bell.