Le ralentissement économique aura des effets inégaux, prévient la Banque du Canada
Radio-Canada
Le gouverneur de la Banque du Canada, Tiff Macklem, indique que les Canadiens à faible revenu sont les plus durement touchés par l'inflation élevée et seront affectés de manière disproportionnée par le ralentissement économique imminent.
Lors d'une conférence sur la diversité, l'équité et l'inclusion, M. Macklem a noté qu'une inflation élevée a des effets néfastes et inégaux.
Il a expliqué que le rythme rapide de la reprise et le rebond de l'emploi étaient des facteurs atténuants pour les personnes les plus touchées par la pandémie, soit les Canadiens à faible revenu, les jeunes et les femmes.
Nous en apprenons encore sur les effets à plus long terme de la pandémie, mais les cicatrices qui nous inquiétaient n'étaient pas aussi répandues que nous le craignions, a-t-il déclaré. La croissance économique est revenue rapidement et les travailleurs ne sont pas restés longtemps sur la touche.
Le gouverneur a souligné qu'il n'y a pas de solution facile pour rétablir la stabilité des prix, mais qu'ultimement, une augmentation des taux d'intérêt serait meilleure pour tous les Canadiens.
La Banque du Canada a augmenté vigoureusement les taux d'intérêt cette année en réponse à l'inflation qui a atteint des sommets jamais vus depuis près de quatre décennies. Depuis mars, la banque centrale a relevé son taux directeur six fois de suite, le faisant passer de 0,25 % à 3,75 %.
Des taux d'intérêt plus élevés devraient considérablement ralentir l'économie, avec un risque que la hausse rapide des taux puisse pousser l'économie vers une récession.
Les groupes syndicaux se sont fait entendre au sujet des efforts de la Banque du Canada pour freiner l'inflation, soulevant des inquiétudes quant à ce que le ralentissement signifiera pour les travailleurs.
Le gouverneur a précédemment déclaré que le chômage augmenterait à mesure que l'économie ralentirait, mais qu'il ne devrait pas atteindre des niveaux élevés par rapport aux normes historiques.