Décès de Denise Bombardier: un monument culturel québécois s’effondre
Le Journal de Montréal
Auteure, chroniqueuse, productrice, animatrice de télévision et même parolière: c’est un véritable monument de la culture québécoise qui s’écroule avec le décès de Denise Bombardier, survenu ce matin.
• À lire aussi: Je n’aurai finalement jamais dîné avec Mme B.
• À lire aussi: Denise Bombardier est décédée
Il y a près de 50 ans que Denise Bombardier a fait son entrée dans le paysage culturel québécois, d’abord dans les coulisses du petit écran comme recherchiste pour l’émission télévisée Aujourd’hui de Radio-Canada. Sa route l’a ensuite rapidement menée devant les caméras, où elle a piloté Trait-d’union, Noir sur blanc, Raison passion, Les idées lumière et Le point, toujours chez la société d’État.
Plus tard, elle s’est jointe à l’équipe du TVA 22 heures à titre d’éditorialiste aux côtés de Sophie Thibault. Un saut outre-Atlantique lui a également permis d’animer À boulets rouges sur la chaîne française La Cinq, au début des années 1990.
Jamais allergique à la controverse ni à la polémique, Denise Bombardier a fait son renom grâce à son franc-parler et ses échanges musclés – jamais muselés – ayant maintes fois suscité de vives réactions. On pense, entre autres, à sa confrontation avec Gabriel Matzneff en 1990 sur le plateau de l’émission Apostrophes, sur les ondes de TF1, où elle a semoncé l’écrivain français pour son attirance sexuelle avouée pour les enfants.
Denise Bombardier s’est éteinte peu avant 6h ce matin des suites d'un cancer fulgurant. Elle avait 82 ans.
Complice de Céline Dion
Au-delà de ses études en sciences politiques et en sociologie, Denise Bombardier s’est toujours fait un point d’honneur de suivre l’actualité culturelle d’ici et d’ailleurs.
Après 19 mois à parcourir la planète pour chanter ses succès dans des stades remplis de Swifties hystériques, la plus grande vedette de notre époque, Taylor Swift, s’amène enfin au Canada – six concerts à guichets fermés à Toronto à partir de jeudi, puis trois à Vancouver en décembre – pour mettre un point final à la tournée la plus lucrative de l’histoire de la musique.
Installé à New York tout l’automne, l’humoriste Mathieu Dufour se demandait si la Grosse Pomme allait «virer à l’envers» le soir de l’élection américaine, au moment où Le Journal l’a contacté, mardi après-midi. «J’ai bien hâte de voir s’il va y avoir des répercussions», a dit celui qui en a profité pour annoncer un nouveau spectacle de Noël avec une chorale de 100 chanteurs.
Pour la journaliste et chroniqueuse d’origine haïtienne Anne-Lovely Etienne, le regretté Herby Moreau a représenté un monde des possibles en devenant l’une des premières figures de la communauté noire à avoir couvert – et à avoir fait partie – du star-system québécois. «Il m’a permis de me dire: moi aussi, je peux le faire», confie-t-elle.
Les Cowboys Fringants ont poursuivi sur leur lancée dimanche soir. Après avoir vu l’album et la comédie musicale Pub Royal rafler cinq Félix mercredi, lors des deux premiers galas, le groupe de Repentigny a ajouté trois statuettes à sa cagnotte au principal Gala de l’ADISQ, animé par Pierre-Yves Roy-Desmarais. Parions qu’il y a un Karl Tremblay qui était bien fier de ses comparses là-haut.
Ils sont au cœur de la chanson québécoise et créent des œuvres qui marquent des générations et des moments de vie à jamais; pourtant, en plus de vivre dans l’ombre, les paroliers québécois ne parviennent pas à gagner leur vie avec leur passion. «Personne ne peut vivre de sa plume en chanson au Québec en ce moment », estime la parolière Ève Déziel.
Finalistes dans sept catégories, dont quatre au gala dominical, Les Cowboys Fringants ont tous les éléments en main pour être les grands gagnants de l’ADISQ cette année. L’excellent album Pub Royal, tiré de la comédie musicale du même nom et auquel le chanteur Karl Tremblay a prêté sa voix avant son décès, a été acclamé de toutes parts à sa sortie au printemps. Si cela s’avérait le chant du cygne pour les Cowboys, ils auraient de quoi partir la tête très haute. Voici les coups de cœur et prédictions de nos journalistes pour ce 46e Gala de l’ADISQ.
Une rare visite à Montréal pour Bruce Springsteen: le «Boss» fait les choses en grand au Centre Bell
Après avoir fait languir ses amateurs montréalais pendant 16 longues années, Bruce Springsteen a rappelé à tout le monde qui était le patron au Centre Bell.