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Éthiopie : le gouvernement affirme que l’armée « n’avancera pas » dans le Tigré
Radio-Canada
Le gouvernement éthiopien a affirmé vendredi que ses troupes n'avanceraient pas à l'intérieur du Tigré, où les rebelles se sont repliés cette semaine, mais a ajouté que cette position pourrait changer si la « souveraineté territoriale » du pays était menacée.
Lundi, les rebelles du Tigré ont annoncé s'être repliés dans leur région, quittant celles voisines de l'Amhara et de l'Afar où ils avaient progressé ces derniers mois, ouvrant une nouvelle phase dans ce conflit meurtrier.
Bien qu'il ne soit pas encore confirmé, le repli du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF) a nourri l'espoir de voir s'ouvrir des discussions de paix, après plus de 13 mois d'une guerre qui a déclenché une profonde crise humanitaire.
Vendredi, le service de communication du gouvernement a déclaré dans un communiqué que les forces fédérales avaient sécurisé l'est de l'Amhara et l'Afar, et reçu l'ordre de scrupuleusement rester dans les zones sous notre contrôle.
Le gouvernement éthiopien a décidé de ne pas ordonner à ses forces d'avancer plus avant dans la région du Tigré, dit le texte publié sur Twitter.
Le secrétaire général de l'Organisation des Nations uniesONU, Antonio Guterres, a salué les annonces du gouvernement et des forces du Tigré, tout en appelant les parties à saisir cette occasion [pour] cesser les hostilités dans le conflit qui dure depuis un an, prendre toutes les mesures pour garantir l'acheminement de l'aide humanitaire indispensable.
Il a également appelé au retrait des combattants étrangers et à s'attaquer aux différends politiques par le biais d'un dialogue national crédible et inclusif, selon un communiqué de son porte-parole adjoint Farhan Haq.
Une cessation temporaire des hostilités pourrait signifier un apaisement après des mois d'intenses combats qui ont vu les deux parties revendiquer des avancées territoriales majeures.
Pendant un temps, les rebelles affirmaient se trouver à environ 200 km de la capitale Addis Abeba, poussant plusieurs pays – dont les États-Unis, la France, le Royaume-Uni – à demander à leurs citoyens de quitter l'Éthiopie.